AFLAR : déremboursement AASAL et visco-supplémentation

Mise à jour le 13/03/2015, par Cédric - AFLAR

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Jean-Marie V. (Haut-Rhin)


L’AFLAR maintient que les AASAL, actuellement remboursés à 15 %, doivent être maintenus dans l’arsenal thérapeutique de la prise en charge de l’arthrose. En effet, il faut savoir que l’arthrose est une maladie complexe avec des composantes douloureuses multiples (neurologiques, osseuses), qui nécessitent, à notre sens, une prise en charge multiple associant des traitements non médicamenteux en premier lieu et des traitements médicamenteux. Nous reconnaissons tout à fait que ces traitements ont une efficacité faible à modérée qui, pour un certain nombre de patients, en pratique quotidienne, apporte une amélioration notable au long terme sur le nombre de poussées douloureuses et donc la diminution de la consommation des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Nous préconisons de les utiliser pendant au moins 3 à 6 mois et de les réévaluer en terme d’efficacité, pour poursuivre ou non le traitement. Nous maintenons que ce déremboursement débouchera sur une médecine à deux, voire trois vitesses.

Pour ce qui est de la visco-supplémentation, là encore, toutes les sociétés savantes (en rhumatologie et rééducation) maintiennent dans leurs recommandations son utilisation, fortement utile dans la pratique pour beaucoup de patients, qui en tirent un bénéfice important, avec des effets indésirables faibles, voire nuls.

Etre favorable au déremboursement des AASAL et de la visco-supplémentation, c’est tirer d’un trait toute la prise en charge médicale de l’arthrose, qui est pourtant une vraie maladie. La plupart des rhumatologues, les médecins du sport, et bien sûr nos patients nous soutiennent.

Par ailleurs, nous estimons que ce déremboursement serait une aberration économique, avec un surcoût à moyen terme par l’augmentation épidémique des complications liées à l’utilisation des AINS et antalgiques pris à haute dose et par l’augmentation massive du nombre de prothèses de genoux posées.

L’AFLAR, composée au 2/3 de patients pour 1/3 de professionnels de santé, s’est positionnée en accord avec son Conseil d’Administration et continuera de se battre pour cette cause qu’elle estime juste et en laquelle elle croit fortement.