Les patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques ont un risque infectieux multiplié par deux par rapport à la population générale.
Ceci peut être expliqué par les anomalies de l’immunité induite par la maladie mais ce risque infectieux majoré est surtout induit par les traitements prescrits (corticoïdes, immunosuppresseurs et biothérapies).
C’est les voies aériennes supérieures qui sont le plus affectées avec en particulier des pneumonies à pneumocoques.
Nous disposons de vaccins dont l’efficacité a été bien étudiée chez les patients immunodéprimés. Pourtant les dernières études montrent que seulement 28 % de patients sous biothérapies sont correctement vaccinés.
Dans le cadre de la prise en charge globale des patients atteints de rhumatismes inflammatoires, il faut prendre l’habitude de vacciner et de planifier un programme de vaccination chez tous nos malades.