Historique

Mise à jour le 23/01/2015, par Pascal (Dev.)

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L’Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale est née de la LFCR (Ligue Française Contre les Rhumatismes) créée en 1928 et transformée en AFLAR en 1972.

L’AFLAR ENTRE DANS L’HISTOIRE DE LA RHUMATOLOGIE

En 1928, la Rhumatologie n’existe pas. C’est l’hydrologie médicale et le thermalisme qui en font office. A part la goutte et la spondylarthrite ankylosante, toutes les maladies étaient confondues sous le terme de "rhumatisme déformant". Aucune thérapeutique majeure du type de celles actuellement utilisées n’était reconnue. Les malades les plus atteints étaient voués à l’impotence progressive et terminaient leur vie en souffrant au fond d’une salle d’hôpital. Personne ne s’en occupait, ni les pouvoirs publics, ni les instituts privés. Seuls quelques hommes généreux se préoccupaient sans grand succès de leur sort.

Déjà, avant la 1re guerre mondiale, quelques médecins avaient pressenti le coût des rhumatismes (surtout en Allemagne)et plusieurs praticiens avaient fait ressortir le fait que l’invalidité rhumatismale était alors 8 fois supérieure à celle engendrée par la tuberculose, alors véritable fléau médical. Ainsi, lors du IVe congrès international de physiothérapie à Berlin, en Mars 1913, le Dr J.Van Breemer d’Amsterdam lança-t-il un appel pour la création d’un institut international pour la recherche sur les maladies rhumatismales, souhaitant que cet organisme ait à la fois une vocation scientifique et sociale. Après la guerre en 1921 à Londres, lors d’un congrès de thermalisme, était créée la Société Internationale d’Hydrologie Médicale dont le premier président fut le Dr R. Fortescue Fox. Dans le cadre de cette société , à Paris, en 1921, sous la présidence d’Henri Forestier, thermaliste mondialement connu d’Aix-les-Bains, J.Van Breemer réussit à concrétiser ses projets d’avant-guerre. Des personnalités médicales européennes fondèrent un Comité International pour le Rhumatisme, lequel fut agréé par la section d’hygiène de la Société des Nations ; le Dr Fortescue devint son président, le Dr Van Breemer, son secrétaire général. Son objectif était de créer des comités nationaux dans tous les pays européens et effectivement, entre 1928 et 1990, suivant l’exemple de la France, une dizaine de ligues nationales virent le jour. En octobre 1928, le Comité International pour le Rhumatisme devenait la Ligue Internationale Contre le Rhumatisme. Son siège était fixé à Amsterdam pour 10 ans.
Parmi les nouveaux objectifs figurait la publication trimestrielle Actea Rheumatologica et l’institution de congrès bisannuels dont le succès s’est confirmé avec le temps.

LES GRANDS ÉVÉNEMENTS QUI ONT FAIT L’AFLAR

  • 1937 : La LCR obtient la reconnaissance d’utilité publique.
  • 1938 : Création d’une commission permanente du Rhumatisme à la section supérieure de l’Hygiène Sociale.
  • 1949 : Création de la première Chaire de Rhumatologie à la Faculté de Médecine de Paris dont le titulaire est F. Coste.
  • 1953 : Création de la section sociale de la LFCR par modification des statuts de la ligue. Les présidents de cette section spéciale furent F. Layiani, puis J. Forestier et F. Delbarre.
  • 1969 : Création de la Société Française de Rhumatologie, individualisant les activités scientifiques de la LFCR.
  • 1972 : La LFRC est remplacée par l’AFLAR qui a pour mission de coordonner pour optimiser la lutte contre les douleurs et les handicaps d’origine ostéo-articulaires, les actions de toutes les personnes physiques et morales concernées : malades, acteurs de santé (médecins, pharmaciens, infirmières, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, assistantes sociales, économistes de santé, etc.).
  • 2002 : grâce à des legs, l’AFLAR, longtemps hébergée par la SFR à la Pitié, s’installe dans ses propres locaux au 2 rue Bourgon, à Paris 13e. Elle dispose ainsi de locaux parfaitement administrés par deux secrétaires pour l’accueil, les réunions et les Conseils d’Administration.

L’AFLAR AUJOURD’HUI

Les affections rhumatismales constituent aujourd’hui l’une des priorités de Santé Publique comme en témoigne la reconnaissance pour 2000-2010 de la décennie des "maladies des os et des articulations". La reconnaissance des affections rhumatologiques dépend de l’information procurée aux différents acteurs de santé mais aussi à la population générale.

La révolution récente des thérapeutiques en Rhumatologie ouvre des espoirs considérables dans ces maladies ; la meilleure compréhension des mécanismes pathologiques grâce à des projets de recherche ; la place du patient mieux établie comme participant à sa propre thérapeutique ont augmenté le rôle de chacun des acteurs soignants, soignés et associations de patients.