L’image de la maladie et le regard des autres

Mise à jour le 5/06/2015, par Cédric - AFLAR

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Les collègues ne sont pas experts de la maladie, et peuvent ne pas savoir comment se comporter face à une nouvelle situation, organisation. La façon de parler de la maladie, des aptitudes plutôt que des inaptitudes, est donc importante. De même, l’entreprise/et les managers peuvent sensibiliser le collectif à la nécessaire prise en compte des différences, et à l’instauration d’un environnement solidaire.


Les fausses croyances

  • maladie de l’usure, les rhumatismes sont associés au vieillissement
  • maladie invisible donc pas prise au sérieux
  • pas grave vs une maladie « mortelle »
  • une personne qui demande une RQTH ne souhaite pas travailler
  • les activités physiques sont délétères dans les lombalgies chroniques
  • avec une arthrose on peut finir dans une chaise roulante
  • ne pas masquer la douleur afin de mieux connaitre sa maladie
  • le repos ou l’inactivité permettent de réduire la douleur
  • la douleur indique le niveau d’usure…

Comment parler de sa maladie, de la douleur, de la fatigabilité

  • un patient atteint de rhumatisme ne se résume pas à sa maladie : il peut mettre en avant ses capacités, projets…
  • utiliser une méthode positive pour parler de ses besoins : j’y arrive mieux ainsi, c’est plus efficace pour moi… évoquer les aptitudes plutôt que les inaptitudes
  • la prise des médicaments au travail peut poser problème si l’on ne souhaite pas faire connaître son état de santé…Ainsi, la prise d’antalgique parfois indispensable, peut donner la sensation d’être diminué. Se pose alors la question de la façon de parler de l’utilité du traitement.

Le dire et l’estime de soi

Différents points de vue peuvent s’exprimer et donc il convient de rappeler à toute personne atteinte d’une MR qu’elle dispose de la liberté de faire, de dire ou ne pas dire sa maladie.
Dans tous les cas, il est préférable de conseiller :

  • d’adopter une attitude positive et rester à l’écoute de son environnement pour ne pas s’isoler, éviter de considérer la hiérarchie et/ou le collectif de travail comme une menace…
  • de ne pas considérer la situation comme définitive

Le patient peut aborder ces questions souvent délicates avec son médecin traitant, son médecin du travail lesquels sont astreints au secret médical, ou encore avec un service de santé au travail.