L’ostéoporose n’est pas une fatalité

Mise à jour le 17/02/2017, par Admin - AFLAR

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Problème majeur de Santé Publique, l’ostéoporose se définit par une diminution de la masse osseuse et des anomalies de la qualité du tissu osseux exposant à une fragilité osseuse accrue et à un risque augmenté de fractures. Elle expose, pour des traumatismes minimes comme une chute de sa hauteur, à des fractures (poignets, vertèbres, col du fémur…. Au total, plus de 150 000 fractures ostéoporotiques surviennent en France chaque année. Les conséquences de ces fractures peuvent être graves sur le plan fonctionnel (douleurs, handicap, altération de la qualité de la vie) et même vital. 40% des femmes de 50 ans, mais aussi 14% des hommes, auront avant la fin de leur vie une fracture ostéoporotique. Cette maladie fréquente et potentiellement grave est appelée « le voleur silencieux » par l’IOF* car elle est inapparente avant la fracture. L’ostéoporose doit donc être diagnostiquée et traitée précocement. On dispose pour cela de moyens d’efficacité prouvée.
* IOF :International Osteoporosis Foundation


Notre capital osseux, que nous construisons pendant l’enfance et l’adolescence, diminue ensuite au fur et à mesure que nous vieillissons, avec accélération de la perte osseuse à la ménopause. Des mesures simples d’hygiène de vie, activité physique régulière (surtout en charge comme la marche) adaptée à l’âge, alimentation équilibrée avec apports suffisants en calcium et en protéines, sont bénéfiques pour le capital osseux aux différents âges de la vie. Informez-vous et agissez !

Les facteurs de risque d’ostéoporose

Ces facteurs doivent être bien connus : sexe féminin, avancée en âge, carence oestrogénique de la ménopause (surtout précoce ou chirurgicale, notamment en l’absence de traitement substitutif), maigreur, ration calcique insuffisante, tabagisme, alcoolisme, sédentarité (a fortiori immobilisation prolongée), notion de fracture du fémur chez la mère ou la grand-mère, prise de médicaments nocifs pour le squelette (par exemple corticothérapie prolongée), certaines maladies endocriniennes, digestives, rhumatismes inflammatoires…Les personnes « à risque » doivent consulter leur médecin pour bilan personnalisé. La survenue d’une première fracture multiplie le risque d’en faire de nouvelles. Ainsi, une fracture du poignet après la ménopause constitue un signal d’alarme et toutes les femmes qui en sont victimes devraient bénéficier d’un bilan médical d’ostéoporose.

La survenue d’une première fracture multiplie le risque d’en faire de nouvelles.

Par exemple, une fracture du poignet survenant chez une femme vers 60 ans augmente le risque de survenue de fractures sévères comme les fractures vertébrales et la fracture du col du fémur, dans les années qui suivent.
La recherche d’une ostéoporose dès la première fracture est donc très importante

L’ostéodensitométrie permet d’apprécier la diminution de la densité minérale osseuse,

La diminution de la quantité d’os, présente dans l’ostéoporose, peut être estimée par un examen simple : l’ostéodensitométrie. Cet examen est un bon reflet du degré de solidité des os.
L’ostéodensitométrie est remboursée par la Sécurité Sociale si vous présentez un ou plusieurs facteurs de risque d’ostéoporose :

  • une fracture après un traumatisme minime ;
  • maigreur, ménopause avant 40 ans ;
  • des maladies ou des traitements pouvant fragiliser les os……

On dispose de traitements d’efficacité anti-fracturaire prouvée

Des traitements anti-ostéoporotiques sont à notre disposition. Ils peuvent vous être proposés soit après la survenue d’une fracture, soit pour prévenir l’apparition d’une fracture ostéoporotique.
Ces médicaments sont prescrits de façon personnalisée : Bisphosphonates en comprimé ou en perfusion, SERMs, Tériparatide, Dénosumab, et plus rarement le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM).
La durée de prescription est de plusieurs années.
En parallèle, la poursuite d’une activité physique en charge, un apport calcique suffisant d’environ 1200 mg/jour, ainsi qu’un apport de Vitamine D et en protéines sont importants.

Enfin, la prévention des chutes est également très importante

Bilan personnalisé, correction des troubles de la vue, de la marche, traitement d’affections neurologiques ou cardiovasculaires…, adaptations médicamenteuses éventuelles, chaussage correct, aménagement de l’environnement (attention aux pièges du domicile), exercices pour l’équilibre, entretien de la souplesse des articulations et de la tonicité musculaire.

Au total, les fractures ostéoporotiques ne sont pas une fatalité. L’idéal est la prévention, à laquelle participent des mesures simples d’hygiène de vie, mais il n’est jamais trop tard pour agir, même si le plus tôt est le mieux. Demandez conseil à votre médecin. L’ostéoporose est une priorité de Santé Publique reconnue, notamment par la Loi de Santé Publique en France ainsi que par l’Organisation Mondiale de la Santé.