Le mal de dos

Inflammatoire ou mecanique ?

Mise à jour le 1er/06/2015, par Cédric - AFLAR

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Le mal de dos touche des millions de personnes en Europe et l’on pense souvent à tort que le mal de dos ne touche que les adultes et les personnes âgées, mais en réalité, les enfants aussi peuvent être atteints. 80 % de la population sera amenée à souffrir d’un mal de dos au cours de leur vie [1]. Le mal de dos est le motif de consultation médicale le plus courant et représente une cause importante d’incapacité.


Actuellement, 1 personne sur 5 vit avec un mal de dos depuis au moins 3 mois [2], ce que l’on considère comme un mal de dos chronique [3]. Dans la plupart des cas, le mal de dos est mécanique, en revanche, pour environ 1 personne sur 20 la douleur est d’origine inflammatoire [4]. Certaines personnes peuvent attendre jusqu’à 10 ans ou plus avant que la cause de leur mal de dos ne soit correctement diagnostiquée [5].

Comment identifier ces différences ?

Un diagnostic précoce et une prise en charge appropriée de la maladie à l’origine du mal de dos inflammatoire permettent de réduire la douleur et d’éviter des répercussions sur le long terme [6]. Bénéficier du bon diagnostic et d’un traitement adapté est déterminant dans le processus de prise en charge.

Mal de dos mécanique : qu’est ce que c’est ?


Le mal de dos d’origine mécanique est le plus fréquent. Il est souvent causé par le port de charges lourdes, par l’intensité de certains efforts physiques ou par des traumatismes sportifs ou autres (accident de voiture par exemple).
Ces facteurs peuvent endommager les vertèbres, disques, capsules, ligaments, ou muscles de la colonne vertébrale.

Les principaux types de mal de dos mécanique [7] sont le fameux lumbago, aussi appelé lombalgie aigüe, la hernie discale [8] les tassements vertébraux [9], l’arthrose rachidienne(13), (14) la discopathie dégénérative [10] ou sont la conséquence d’une malformation congénitale de la colonne vertébrale.

Le mal de dos inflammatoire à la loupe

Les caractéristiques du mal de dos inflammatoire(16), souvent confondu avec le mal de dos mécanique, doit pourtant bénéficier d’une attention et d’une prise en charge particulières. En effet, la douleur inflammatoire peut être la conséquence d’une affection sous-jacente qui peut s’aggraver avec le temps si elle n’est pas identifiée suffisamment tôt.

Il existe plusieurs causes susceptibles d’être à l’origine d’un mal de dos inflammatoire. Certaines d’entre elles peuvent être difficiles à diagnostiquer, mais les progrès scientifiques des 10 dernières années ont permis aux médecins de mieux identifier ces affections et de les prendre en charge de manière plus adaptée [11]. Les maladies à l’origine du mal de dos inflammatoire peuvent sérieusement impacter la vie des patients, tant physiquement qu’émotionnellement ou socialement et les séquelles peuvent être durables voire irréversibles [12] , [13]. Avec le temps, les mouvements peuvent devenir de plus en plus limités. Bénéficier d’un diagnostic précoce et d’un traitement adapté est déterminant [14].

Quelles sont les causes du mal de dos inflammatoire ?

Généralement, le mal de dos inflammatoire est causé par certaines maladies auto-immunes. Une maladie auto-immune survient quand le système immunitaire s’attaque aux tissus sains [15]. Certaines maladies auto-immunes telles que la spondyloarthrite axiale, l’arthrite psoriasique, l’arthrite réactionnelle et l’arthrite liée aux maladies de l’intestin sont étroitement associées au mal de dos inflammatoire.

L’identification systématique de ces douleurs inflammatoires pourrait permettre aux patients français souffrant, par exemple, sans le savoir d’une spondyloarthrite d’en accélérer le diagnostic, qui n’est généralement confirmé qu’au bout de 8 à 11 ans(4). Ils pourraient ainsi bénéficier plus rapidement d’une prise en charge adaptée.

Maladies auto-immunes et mal de dos inflammatoire associés

Il existe plusieurs types de maladies auto-immunes et quelques-unes sont très étroitement liées au mal de dos d’origine inflammatoire.

La spondyloarthrite axiale : cela comprend deux maladies à l’origine du mal de dos inflammatoire : la spondylarthrite ankylosante et la spondyloarthrite axiale non radiographique.

La spondylarthrite ankylosante : il s’agit de l’inflammation des articulations de la colonne vertébrale et du bassin, ce qui provoque des raideurs et des douleurs dans le dos(20). Les lésions au niveau de la colonne vertébrale et des articulations du bassin peuvent être identifiées par une radiographie [16].

Parfois, les patients peuvent ressentir ces mêmes symptômes, quand bien même les médecins ne détectent pas d’inflammation à la radiographie. Cette affection est appelée spondylarthrite axiale non-radiographique [17], [18]. Dans ce cas, il est nécessaire de faire des examens plus approfondis et d’examiner les articulations à l’aide de techniques plus avancées, comme l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique [19], [20].

Les symptômes de la spondyloarthrite axiale non-radiographique et de la spondylarthrite ankylosante sont souvent similaires, même si les atteintes radiographiques sont différentes [21].

D’autres rhumatismes inflammatoires : certaines maladies provoquant un mal de dos inflammatoire peuvent toucher différentes parties du corps, telles que la peau (rhumatisme psoriasique) [22], les yeux (uvéïte) ou les voies urinaires (arthrite réactionnelle) [23], les intestins (arthrite entéropathique) [24].

Les symptômes sont une sensibilité accrue et un gonflement des articulations ou des tissus affectés. Chez de nombreuses personnes, une douleur inflammatoire dans le bas du dos peut également se développer.

Quel est l’impact sur la qualité de vie des patients ?

Tandis que la plupart des maux de dos sont aigus et disparaissent après quelques jours ou quelques semaines, le mal de dos chronique se caractérise par une douleur qui dure plus de 3 mois (11).

Véritable fardeau, il peut avoir un impact considérable sur la vie des patients qui en souffrent, tant physiquement, qu’émotionnellement ou socialement. La douleur physique peut rendre difficile la vie au quotidien, comme par exemple marcher, rester debout ou assis, porter des objets un peu lourds.

Au-delà de l’impact physique, le mal de dos chronique peut affecter d’autres aspects de la vie des patients, comme leur sommeil ou leur humeur. Leur bien-être et leur capacité à travailler peuvent être facilement perturbés, conduisant même parfois à un état d’anxiété ou de dépression, en particulier si la douleur persiste [25].

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