Les lombalgies

Mise à jour le 16/07/2018, par Pascal (Dev.)

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Notre colonne vertébrale est constituée de vertèbres, qui sont sortes de cubes, empilés les uns au-dessus des autres. Ces cubes sont très solides et peuvent résister à des tensions considérables, mais leur solidité diminue avec l ‘âge : c’est ce qu’on appelle l’ostéoporose, ou fragilité osseuse, qui, lorsqu’elle devient maladie, aboutit à parfois à des tassements de vertèbres.


Entre les vertèbres se trouvent des disques, qui sont des sortes de coussin en caoutchouc, qui permettent aux vertèbres de bouger entre elles. C’est ce qui nous permet de nous pencher en avant, en arrière, sur le côté et de nous tordre sur nous-même pour faire des rotations. Avec l’âge, les disques perdent de leur élasticité et de leur souplesse, c’est ce qui provoque la rigidité de la colline vertébrale et explique que nous nous mobilisons en tous sens moins bien à 60 ans qu’à 50 et à 50 ans qu’à 40 ans.

Parfois le disque part en arrière, il rencontre alors le nerf sciatique qui passe par là et provoque une sciatique, c’est-à-dire une douleur qui va aller jusqu’au bout du nerf, très à distance de la région lombaire, c’est-à-dire jusqu’au pied. Comme c’est un nerf qui est comprimé, il arrive souvent que la douleur s’accompagne de fourmillements ou de coups d’électricité, un peu comme lorsqu’on se cogne le coude sur un objet tranchant et qu’on ressent un coup d’électricité dans les doigts.

Dans les cas de compression du nerf les plus aigus, le nerf est tellement comprimé qu’il s’abime, comme un fil électrique qui se coupe, il apparait alors une paralysie du pied, que le patient n’arrive plus à relever ou à abaisser, il faut alors opérer rapidement la hernie sous peine de ne pas obtenir de récupération complète.

La plupart des hernies régressent toutes seules, elles ne s’aggravent pas inexorablement mais régressent spontanément dans la majorité des cas, ceci a été observé race aux scanner et IRM pratique aujourd’hui journellement, c’est pour cette raison que les hernies discales sont beaucoup moins souvent opérées maintenant qu’il y a quelques années.

Enfin il existe de petites articulations, en arrière des vertèbres, qui sont soumises à d’importantes contraintes tout au long de notre vie, et contribuent à la stabilité et la mobilité des vertèbres. Entre ces articulations et la vertèbre proprement dite se dessine un canal, appelé canal lombaire par lequel passent les deux nerfs sciatique mais aussi le nerf crural qui innerve la cuisse, et les nerfs qui innervent notre vessie, en particulier ceux qui nous permettent de retenir nos urines.

Lorsque les disques s‘usent, l’organisme réagit en fabriquant de l’os, ce sont les ostéophytes, couramment appelés becs de perroquet du fait de leur aspect sur les radios. En soi ce ne sont pas des éléments douloureux mais des témoins de l’arthrose, sauf si, par malchance, ils viennent comprimer les nerfs sciatique ou crural, ce qui peut provoquer des douleurs lombaires qui se poursuivent plus ou moins loin dans les cuisses ou les jambes, par exemple en marchant. Les ostéophytes rétrécissent alors le canal lombaire, formant un canal lombaire étroit.

Nous disposons de nombreux traitements contre les lombalgies

Des traitements médicamenteux : ce sont tous les antalgique s, qui sont des médicaments qui agissent contre la douleur , des plus simples comme le paracétamol , qui ne doit pas être utilisé à plus de 4 g par jour pour un patient de 80 kg sinon il devient très toxique pour le foie , la codéine et le tramadol , dont les effets secondaires en particulier sur la vigilance mais aussi sur la digestion ( risque de maux de tête , de nausées ou de vomissements ) doivent être pris en compte . Les morphiniques, ou dérivés de la morphine, sont à éviter pour cette pathologie non cancéreuse.

L’anti inflammatoire non stéroïdien : le disque qui perd sa souplesse, l’arthrose des articulaires postérieurs provoquent localement une inflammation, qui peut être combattue par ces médicaments. Chacun sait qu’il faut les prendre au milieu du repas, parfois avec des protecteurs gastriques en particulier après 65 ans ou en cas d’antécédents d’ulcère, mais il faut aussi assurer une hydratation suffisante par un apport de liquides d’au moins 1 l à 1,5 litres par jour car ils se concentrent dans les reins qu’ils peuvent abimer si les urines ne sont pas suffisantes. Il est forment déconseillé d’associer deux antiinflammatoires entre eux, car nous allons alors augmenter la toxicité de ces médicaments sans augmenter leur efficacité.

Parfois la douleur, en particulier sciatique, est telle que nous pouvons avoir recours à quelques jours de cortisone.

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Le repos au lit est inutile voire néfaste en cas de douleur lombaire ou de sciatique banales. Ce n’est qu’en cas de douleur intense et de blocage complet de la colonne vertébrale qu’il faudra garder la chambre. Le plus souvent l’activité quotidienne mérite d’être conservée, elle est encouragée en cas de douleur chronique car elle diminue la douleur grâce aux endorphines, produites par notre cerveau lorsque nous nous activons. Le port d’une ceinture de soutien lombaire est souhaitable, à condition d’être adapté à la morphologie de chacun, c’est le rôle du pharmacien ou de l’orthopédiste de conseiller chacun dans le choix de sa ceinture. Celle-ci ne provoque pas de perte musculaire, bien au contraire, les muscles, se décontractent mais restent actifs sous la ceinture et gagnent en puissance, ce qui ne peut être que favorable à l’amélioration.

L’aménagement d’un poste de travail peut être demandé, avec l’aide du médecin du travail, l’octroi de la qualité de travailleur handicapé s’obtient auprès de la MDPH et permettra de faire valoir ses droits spécifiques au salarié concerné.

Les cures thermales permettent d’assurer des soins continus, durant trois semaines, sous la conduite d’un médecin thermal. C’est aussi souvent l’occasion de changer de mode de vie, de s’éloigner des contraintes habituelles et de soulager ainsi son quotidien d’une vie stressante et parfois surchargée.

Les soins de kinésithérapie sont largement indiqués en cas de douleur lombaire. De multiples techniques physiques permettent de soulager la douleur et les contractures, l’apprentissage d’exercices permet d’aboutir à un maintien de la colonne vertébrale en bonne position, ils devront être repris régulièrement.

Enfin, parce qu’il est important de bien connaître sa pathologie pour pouvoir mieux la prendre en charge, THUASNE a développé l’application MON COACH DOS*, en partenariat avec des professionnels de santé. Mon OCOACH DOS vous apporte des informations sur le mal de dos, des conseils pour utiliser votre ceinture lombaire, et vous propose des exercices pour maintenir votre activité et rester en forme.

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