A PROPOS D’OSTEOPOROSE

mardi 22 décembre 2009 par Isabelle Bessas

L’observance est loin d’être automatique dès lors qu’une proposition thérapeutique est effectuée et ce qui a été prouvé pour le suivi correct d’un régime ou la pratique d’un exercice, l’est tout autant pour la prise chronique de médicaments. De nombreuses études se sont intéressées aux facteurs favorisants ce manque de compliance mais la question de savoir pour quelle raison les patients reprennent à certains moments les médicaments qu’ils ont laissé un temps de côté n’a guère été abordée. Pour tenter de répondre à cette question difficile, Alan Brookhart et ses collègues du Brigham and Women’s Hospital (Un. Harvard) ont suivi 26 636 nouveaux utilisateurs de médicaments anti-ostéoropotiques. Tous les sujets étaient âgés d’au moins 65 ans et devaient ne pas avoir demandé de renouvellement de prescription pendant une période d’au moins 60 jours. Après analyse des données récoltées, les auteurs ont estimé à 30% le nombre de patients qui ont recommencé le traitement dans les 6 mois, et à 50% le nombre de patients le recommençant dans les 2 ans. Les patients plus jeunes, les femmes et les sujets avec antécédents de fracture étaient davantage susceptibles de reprendre le traitement après une interruption thérapeutique. C’était également le cas après fracture de hanche récente, après avoir quitté une maison de repos et chez les personnes qui avaient réalisé récemment une densitométrie osseuse. Ceci indique non seulement, selon Alan Brookhart, que de très nombreux patients arrêtent leur traitement chronique, mais aussi, qu’ils sont également très nombreux à adopter une attitude cyclique alternant période d’observance et d’abstinence thérapeutique. Dr Dominique-Jean Bouilliez

Brookhart M et coll. : “Gaps in treatment among users of osteoporosis medications : the dynamics of noncompliance”. Am J Med. 2007 ; 120 : 251-6

Evaluation d’un programme de prévention des chutes chez les sujets de plus de 65 ans Etude prospective (Osteoporos Int. 2007 ; 18 : 611-619. Kita K et al.)

Elaboration et évaluation d’un programme de prévention des chutes et des fractures chez des patients japonais. 683 patients sont inclus dans un programme comportant exercices posturaux améliorant l’équilibre des membres inférieurs et le renforcement quadricipital (muscle principal de la cuisse). L’évaluation s’étale sur un an avec le nombre de chutes comme critère principal. Au huitième mois, les chutes diminuent de 44%, les fractures de 47% avec une amélioration d’un test de proprioception en station unipodale. L’évaluation de ce programme doit être étendue sur une plus longue période et intégrer divers paramètres liés à la sensibilité.


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