Recos EULAR : Imagerie & PR

Mise à jour le 13/03/2015, par Cédric - AFLAR

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Même si les radiographies standard restent encore aujourd’hui le « gold standard » de l’imagerie dans la PR, leur visée diagnostique n’en demeure pas moins d’une médiocre sensibilité.


Recommandation 1

Quand il existe un doute diagnostique, les radiographies standard, l’échographie ou l’IRM peuvent être demandées afin d’étayer le diagnostic de PR au-delà des seuls critères cliniques.

Recommandation 2

La mise en évidence de phénomènes inflammatoires en échographie ou IRM peut être considérée comme prédictive de progression d’une arthrite indifférenciée vers une polyarthrite rhumatoïde.

Recommandation 3

L’échographie et l’IRM sont supérieures à l’examen clinique quant à la détection des synovites ; ces examens pourraient être considérés comme plus performants pour l’évaluation des phénomènes inflammatoires.

Recommandation 4

Les radiographies standard des mains et des pieds devraient être réalisées en 1re intention pour documenter ou non l’existence de lésions radiographiques. Toutefois, l’échographie et/ou l’IRM pourraient être envisagées si les radiographies standard ne montrent pas d’anomalie et afin de dépister plus précocement des lésions structurales (en particulier pour les polyarthrites récentes).

Recommandation 5

L’oedème intra-osseux détecté en IRM apparaît comme marqueur pronostique. L’inflammation articulaire (synovite) détectée par IRM ou échographie, de même que l’existence de lésions structurales sur les radiographies standard, IRM ou échographies peuvent être aussi considérées comme prédictives de progression structurale.

Recommandation 6

L’inflammation mise en évidence par les techniques d’imagerie apparaît plus prédictive de la réponse thérapeutique que les paramètres d’activité clinique ; l’imagerie peut être utilisée pour évaluer la prédiction de réponse au traitement.

Recommandation 7

Etant donné l’amélioration notamment de la sensibilité quant à la détection de phénomènes inflammatoires par IRM ou échographie comparativement à l’examen clinique, ces techniques pourraient alors être utiles pour surveiller l’activité de la maladie.

Recommandation 8

On devrait envisager une évaluation structurale régulière en règle générale par radiographies standard des mains et des pieds. L’IRM (et probablement l’échographie) est une technique plus sensible aux changements et peut être utilisée pour la surveillance de la progression de la maladie.

Recommandation 9

Des radiographies du rachis cervical de profil en flexion et en position neutre devraient être réalisées chez tout patient ayant une suspicion clinique d’atteinte cervicale à la recherche notamment d’une instabilité dynamique. Si les radiographies apparaissent anormales ou en présence de signes neurologiques d’appel, alors une IRM devrait être réalisée.

Recommandation 10

L’IRM et l’échographie peuvent mettre en évidence des phénomènes inflammatoires prédictifs de progression structurale, même chez des sujets ayant obtenu une rémission clinique ; examens qui peuvent être utilisés pour évaluer la persistance ou non de phénomènes inflammatoires.

L’EULAR a donc mis en place un groupe de travail constitué de 19 experts (rhumatologues, radiologues et méthodologistes) de 13 pays, pour rédiger
10 recommandations à partir d’une sélection de 199 publications issues de nombreux travaux évaluant l’intérêt potentiel des techniques d’imagerie, notamment l’échographie Doppler puissance et l’IRM.