Mise à jour le 13/03/2015, par Cédric - AFLAR

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15 janv.

Retour sur le Prix Edgar Stene 2014

Sur le thème « Ma vision idéale du monde en 2043 pour les personnes atteintes de maladies musculo-squelettiques ». Découvrons ensemble le texte de notre compétitrice, Madame Madeleine LAGORCE-COUDERT, à Tours.

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Le jury de l’EULAR a divulgué le nom du gagnant le 15 mars 2014 sur le site www.eular.org. Le Danemark était cette année récompensé en la personne de Marinka Stein. Si L’EULAR a souhaité rendre hommage à l’ensemble des finalistes de chaque pays participant en éditant l’ensemble des textes en compétition. L’AFLAR, quant à elle, est heureuse de vous faire découvrir la vision de notre compétitrice.

« PLACE A L’UTOPIE »

Cette projection à trente ans est quelque peu étrange pour moi qui cultive surtout l’art de vivre dans la joie l’instant présent le plus immédiat !

L’utopie m’invite à toutes les audaces. J’imagine donc qu’en 2043, on se sera plus dans le curatif mais dans le préventif, c’est-à-dire que l’on disposera d’un marqueur fiable permettant de déceler dès la naissance, par un simple prélèvement, le gène responsable de la maladie. La connaissance affinée que l’on aura des éléments déclencheurs et de leur interactivité permettra ‘anticiper largement l’apparition de la pathologie. On aura mis en évidence les facteurs environnementaux responsables de cette activation, qu’ils soient d’ordre psychologiques, physiologiques, alimentaires, physiques ou autres. Ainsi, les efforts des chercheurs, ces « artistes de l’ombre », visant à toujours plus de compréhension de nos complexités, seront récompensés. L’anticipation sera reine. Le Monde sera devenu « éclairé », raisonnable, conscient. Quel beau programme !

L’attention portée à mon propre cas me permet, avec prudence, de dire que la rémission constatée est le fruit d’une synergie entre plusieurs facteurs. Le bénéfice du traitement par biothérapie, bien toléré depuis 4 ans, est indéniable, mais l’adoption d’un mode de vie cohérent dans lequel j’essaie de limiter au maximum les « facteurs parasites », les stress inutiles n’est pas étranger non plus à ce constat de réussite. Je ne vis pas entre parenthèse, mais je choisis avec discernement toutes mes activités, mes relations (pratique régulière du yoga qui permet de réinvestir un corps conscient, vie associative choisie, diversifiée, pratique régulière des arts, notamment la peinture dont je dis qu’elle est « tous mes voyages » !).

J’ajouterais volontiers la culture d’un regard positif qui n’a rien perdu du sens de l’émerveillement devant les beautés simples et complexes à la fois de ce que nous donne à voir la Nature, et, bien sûr, le « goût des autres », l’ouverture à la différence qui enrichit et qui est source de joies.

Petit historique de la maladie, une polyarthrite rhumatoïde évolutive :

C’est en janvier 2006 qu’apparurent les premières douleurs très vives sous la plante des pieds. Je souffrais également d’un problème de canal carpien à la main droite qui fut opérée en octobre de la même année. Ces douleurs persistantes ajoutées) une hydarthrose du genou gauche qui perturbait la mobilité m’ont conduite à consulter. Ce n’est qu’en 2008 que je fus vraiment bien prise en charge par le docteur Tauveron, rhumatologue à Tours. La confiance s’est vite établie. Les analyses approfondies révélèrent une polyarthrite rhumatoïde évolutive. La parole du praticien fut remarquable de justesse, à la fois claire et rassurante. Enfin se levait le voile sur une nébulosité qui durait depuis deux ans ! C’est ainsi que je suivis le protocole médical dont je constatais assez rapidement les effets bénéfiques. Le traitement par anti-TNF a été mis en place au début 2009 et le confort à la marche s’est confirmé. Le suivi régulier révélait le positif de la thérapie. Les injections purent être espacées dans la juste limite du bénéfice-risque. Le rythme est actuellement d’une injection par mois. J’oublie ma maladie ! »