Roselyne T.

Atteinte d’arthrose

Mise à jour le 11/03/2015, par Lysianne - AFLAR

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Photo de la personne qui témoigne

Roselyne T. (50 ans)

Atteinte d’arthrose

Arthrose généralisée

Je souffre depuis plus de 10 ans du dos.
Lors de ma dernière grossesse, il y a 13 ans, les médecins se sont enfin décidés à me faire faire des radios. Diagnostic : arthrose en L5-S1. Ils n’ont rien fait ! J’ai continué à vivre avec de vives douleurs qui augmentaient en intensité et devenaient de plus en plus invalidantes au point que je ne pouvais plus marcher, au point d’être obligée de prendre de la morphine (plus de 2 ans).

En 2012, enfin, IRM du rachis lombaire
Là, il est apparu que l’arthrose s’était développé dans le canal lombaire et compressait tous les nerfs. Opération en juillet 2012 (arthrodèse lombaire). Résultat, 8 vis (S1-L5-L4-L3), 6 cales et 2 ans de kiné. A ce jour, je porte toujours une ceinture lombaire et je me déplace, quand ça va, avec 2 béquilles, je ne suis plus capable de conduire. Mais, parce qu’il y a un mais, étant donné que j’ai été soignée très tardivement, 10 ANS après le 1er diagnostic, les nerfs qui étaient comprimés sont irrémédiablement abîmés et je souffre de séquelles très douloureuses et invalidantes pour lesquelles je ne suis pas prise en charge. Sciatiques bilatérales à répétition, cruralgies, névralgie du nerf pudendale gauche, perte de sensibilité du périnée, des jambes, incontinence des sphincters paresthésies des membres inférieurs et du plancher pelvien (fourmillements, sensations de brûlures) et petit à petit, perte de mobilité de la jambe droite. Je ne supporte pas le seul, soi-disant, médicament qui existe.

Malgré tout, je continue à me battre pour être soignée correctement !

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Du coup, JE NE SUIS PAS PRISE EN CHARGE et je souffre comme une damnée.
Je tiens à préciser que les médecins m’on traitée de fibromyalgique, obèse, dépressive, histrionique, ils m’ont dit que je somatisais, et j’en passe. Résultat net, handicapée moteur à vie, obligée d’être couchée la plupart du temps et aucun soin ni écoute de la part du corps médical. Et tout ça à cause de l’arthrose ! Je ne suis en aucun cas dépressive mais je suis très en colère de constater que l’on traîne des pieds pour soigner les gens et que, dès que le cas est un peu compliqué on laisse les malades dans la souffrance sous prétexte qu’il "n’y a rien à faire". Si j’avais été prise au sérieux plus tôt, je n’en serais pas là ! J’ai 4 enfants dont 2 assez jeunes qui ont encore besoin de leur maman. Je ne suis plus capable de m’habiller seule, de me laver seule, de faire le ménage ou la lessive et certains jours je ne peux plus cuisiner. J’ai 50 ans et ma vie sociale se résume à mon salon. Triste constat !