Yveline H.

Atteinte de polyarthrose généralisée

Mise à jour le 25/03/2015, par Lysianne - AFLAR

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Yveline H. (56 ans )

Atteinte de polyarthrose généralisée

Arthrose généralisée

Je vis avec mon arthrose comme je peux.
Il y a des jours où je ne ressens aucune douleur, j’en oublie presque ma maladie, mais d’autres jours elle me rappelle à l’ordre, et là, ça peut être une vraie galère pour faire la moindre chose : marcher, monter un escalier, se baisser pour ramasser un objet, faire le ménage, les courses, rester debout de manière prolongée, etc....

Aucun jour ne ressemble à l’autre
Jardiner, bricoler, se promener peut être très handicapant et on a l’impression de vieillir de dix ans d’un coup. Parfois quand je pars me promener, tout va bien, et au bout d’une heure ou deux, patatras, je n’y arrive plus, je ne peux plus avancer ! Alors je serre fort les dents, car il faut rentrer, mais quelques fois c’est pénible. On a envie de pleurer tout en gardant le sourire…

Quelque fois, on est en train de jardiner, et d’un seul coup, on ne peut plus se relever, on bloque, donc on cherche une astuce pour y arriver, s’il n’y a personne pour nous aider…Cette maladie est très difficile au quotidien, car on se refuse certains plaisirs de peur de voir apparaitre la douleur ou même le blocage qui anéantira le projet.

Aucun jour ne ressemble à l’autre : jardiner, bricoler, se promener peut être très handicapant et on a l’impression de vieillir de dix ans d’un coup.

Pour rester autonome malgré la maladie, je prends sur moi
Je ne m’écoute pas, je prends des antidouleurs, quand cela devient insupportable. Et surtout, je me suis inscrite à l’aqua gym et là ce n’est que du bonheur. Grâce à ce loisir, j’ai retrouvé mes amplitudes et surtout j’ai appris les bons gestes du quotidien, que l’on a tendance à vite oublier.
Dans un souci d’indépendance, je suis adepte du système "D" ! Ainsi, je trouve les solutions à un manque ponctuel d’autonomie pour me sortir des situations handicapantes.

Sur le plan financier c’est parfois difficile.
Par fautes de moyens, je suis restée quelques années sans pouvoir me soigner hélas, mais aujourd’hui, j’ai pu reprendre ma santé en main.
Sur le plan psychologique cela n’a pas de prix, c’est très cher ! Par moment, on se sent vieux avant l’âge !
Néanmoins, les médicaments et les soins kiné ont un coût relativement élevés et ne sont pas toujours pris en charge. On peut dire que c’est une maladie mal connue et non reconnue.

La vie de couple s’en ressent aussi, c’est évident.
Quand vos articulations se bloquent, et que la douleur apparaît sans prévenir, c’est très perturbant, à la fois pour soi mais aussi pour le conjoint. Ça casse tout, c’est angoissant, et la peur enlève toute spontanéité dans la relation.
Bien entendu cela dépend des couples et de la compréhension de son conjoint.

Je conseille vivement aux personnes atteintes d’arthrose, de ne surtout pas attendre pour consulter,
De pratiquer aussi de la gymnastique en piscine, de faire les bons gestes de la vie quotidienne pour se baisser, porter des charges, s’asseoir, etc....
Il faut impérativement avoir une vie saine diététiquement (sans rien s’interdire pour autant), il faut bouger sans forcer, combattre la maladie en gardant toujours espoir et surtout ne pas ingurgiter des tonnes d’antidouleurs qui ne règlent pas le problème de fond ! En un mot, prendre soin de soi au quotidien !

Sur le plan professionnel l’arthrose peut vite devenir un handicap.
Surtout avec des postes sédentaires ou des postes de commerciaux (qui obligent à utiliser trop la voiture par exemple).
Quand les douleurs surviennent le moral est atteint également, à force, on se sent fatigué avec le risque par conséquent, de déclencher d’autres maladies.
D’un point de vue relationnel, ce n’est pas toujours évident de discuter avec des personnes qui ne connaissent pas l’arthrose, et donc qui ne comprennent pas les difficultés que l’on peut vivre.