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Les résultats d'une grande enquête sur les patients arthritiques de Belgique et de France ont été publiés. Même si cette maladie touche plus de 250 millions de personnes dans le monde, les professionnels de santé à l'origine de cette enquête s'alarment du manque de progrès réalisés en 10 ans.

L a Fondation arthrose et l’Association française de lutte antirhumatismale (Aflar) a publié les résultats de leur enquête de deux ans « Stop Arthrose II » auprès de plus de 3.000 patients belges et français souffrant d’arthrose. En comparant les résultats avec une première enquête réalisée en 2013 en France uniquement, les professionnels de santé ne constatent pas de progrès majeurs. « La non-amélioration en 10 ans de la prise en charge de l’arthrose est catastrophique », s’alarme le docteur Laurent Grange, rhumatologue et président de l’Aflar. « L’argent mis dans les recherches sur l’arthrose est infinitésimal par rapport à d’autres maladies », regrette le rhumatologue.

« L’arthrose concernait 18,5 % des Belges en 2018 », affirme le professeur Yves Henrotin, docteur en kinésithérapie et président de la Fondation arthrose. « En 2050, 315 millions de personnes de plus de 60 ans souffriront d’arthrose et, parmi elles, plus de 100 millions présenteront un handicap sévère », met en garde le professeur. Cette augmentation serait liée entre autres au vieillissement de la population, à la sédentarité et à l’épidémie d’obésité des pays occidentaux.

Eliminer les idées reçues

Autre constat : environ 35 % des répondants de l’enquête ont été diagnostiqués avant 40 ans. « L’arthrose représente des millions d’arrêts de travail. C’est la deuxième cause d’invalidité et n’est pas une maladie de vieux », déclare le docteur Laurent Grange.

Deuxième idée reçue : faire de l’exercice n’est pas conseillé pour un patient arthritique. Pourtant, cela fait partie des recommandations des professionnels de santé pour lutter contre les douleurs. Neuf patients sur dix éprouvent des douleurs mécaniques et inflammatoires. Pour y remédier, plusieurs axes possibles. « Les professionnels de santé doivent expliquer à leurs patients comment utiliser leurs médicaments, promouvoir les auto-soins à base de massages et pommades, et encourager le patient à bouger, même si ce n’est qu’une marche douce », explique Françoise Alliot-Launois, vice-présidente de l’Aflar.

 

 

Traiter le patient dans sa globalité

Il faudrait combiner les approches médicamenteuses et non-médicamenteuses pour constater des progrès significatifs chez les patients. « Le traitement médicamenteux seul est peu efficace », confirme le rhumatologue Laurent Grange. C’est une alimentation saine, de l’activité physique, de la kinésithérapie, un suivi psychologique et autres qui peuvent soulager un patient en plus de médicaments. « Il faut traiter le patient dans sa globalité à travers une approche pluridisciplinaire, comme pour l’école du dos à Tournai », explique le professeur Henrotin.

« Stop Arthrose II » démontre aussi une augmentation des douleurs, une dégradation de l’état de santé général et une détérioration du moral des patients arthritiques durant le confinement strict de 2020. « Il y a pu avoir des modifications des habitudes alimentaires, une diminution de l’activité physique, une augmentation du stress, comme chez beaucoup de monde », explique le professeur Henrotin. Sauf que dans le cas de patients arthritiques, ces changements sont lourds de conséquences.

 

lesoir.be-11 janvier 2022
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