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« Comment faire le plein de Vitamine D et éviter les carences » Le Figaro 10 février 2022

 

« Indispensable à la bonne santé de nos os et muscles, cette vitamine est surtout prodiguée par le soleil. Mais l’alimentation joue aussi un grand rôle », rappelle Elisabeth Bouvet dans Le Figaro.

« Sous nos latitudes, entre octobre et avril, nous fabriquons fort peu de vitamine D », note la journaliste. En conséquence, « 80% des Français présentent un déficit », déclare le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille.

« Certaines catégories de la population risquent même davantage que d’autres d’être carencées, à l’instar des personnes à la pigmentation mate ou foncée, ainsi que des sujets âgés dont la synthèse cutanée est moins performante », poursuit le journal.

« La vitamine D joue un rôle essentiel dans la minéralisation et le maintien du capital osseux, en favorisant l’absorption intestinale du calcium », indique l’article.

«Elle constitue un facteur de protection contre le rachitisme, l’un des troubles majeurs de la croissance chez l’enfant, contre l’ostéomalacie, ou maladie de l’os mou, généralement couplée à des douleurs osseuses, une faiblesse musculaire et de la fatigue, notamment chez les jeunes femmes ayant des grossesses multiples et rapprochées, et contre l’ostéoporose sénile, qui augmente le risque de fractures», détaille Marie-Christine Boutron-Ruault, médecin et directrice à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

«Il existe deux sortes de vitamine D alimentaire: la vitamine D2 (ergocalciférol) qui est d’origine végétale, et la vitamine D3 (cholécalciférol) qu’on trouve dans les produits animaux. Les deux sont utiles, mais la vitamine D3, qui est aussi celle synthétisée durant l’exposition solaire, est un peu supérieure, car elle contribue à augmenter de manière plus efficace le taux sanguin de 25-hydroxyvitamine D (25-OHD), forme sous laquelle la vitamine D est stockée dans l’organisme », explique le Dr Lecerf.

« Les principales sources, pour l’adulte comme pour l’enfant, sont les laitages, surtout ceux enrichis en vitamine D », indique Gwenn Vo Van-Regnault, chargée de mission Nutrivigilance à l’Anses. « Viennent ensuite les poissons gras, limités à une portion par semaine, puis les abats, dont le foie surtout, le jaune d’œuf, les matières grasses ou encore certains champignons, seuls légumes à en contenir », poursuit-elle.

« L’huile de foie de morue reste imbattable, même si elle n’est pas très goûteuse! Sinon, il vaut mieux privilégier les petits poissons gras (sardines, maquereaux…), moins contaminés par les métaux lourds que les poissons en bout de chaîne (thon, saumon…) », fait savoir l’article.

Parfois, « une supplémentation médicamenteuse, toujours à base de vitamine D3, peut s’avérer indispensable pour atteindre des doses correctes tout au long de la vie. Pendant l’enfance et au cours de la vieillesse, les besoins journaliers sont plus importants », révèle Le Figaro.

« Les apports quotidiens recommandés sont de 400 à 800 unités internationales (UI) chez l’enfant en bonne santé, et de 800 à 1000 UI pour les seniors. Une prescription journalière est également conseillée pour la prévention des fractures et des chutes. Elle est préférable à une prescription mensuelle de l’ordre de 50.000 UI, même si cette dernière donne encore de bons résultats », détaille le journal.

« En revanche, la prise de méga-doses tous les 6 ou 12 mois n’a pas montré d’effets positifs », prévient Jean-Michel Lecerf. « La supplémentation doit être contrôlée et discutée avec son médecin traitant, afin d’éviter le risque d’hypervitaminose. Il faut également bannir les compléments alimentaires surdosés en vitamine D, disponibles en libre accès », met en garde Le Figaro.

« Cette vitamine reste une hormone et des travaux tendraient à montrer qu’il n’y a aucun intérêt à prendre des doses supérieures à nos besoins et que cela pourrait même être pathogène », insiste le Dr Boutron-Ruault.
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Enfin, pour faciliter son assimilation, il est préférable d’ingérer cette vitamine liposoluble au cours d’un repas riche en graisses », conclut le journal.

Date de publication : 3 mars 2022

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