Intolérance au gluten : gare aux mauvais diagnostics

Mise à jour le 13/04/2017, par Cédric - AFLAR

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« A l’inverse, de vrais malades ne consultent jamais et si leur proportion atteint 80%, comme certains gastro-entérologues le pensent, cela ferait tout de même quelques 400 000 intolérants au gluten dans la nature ! », estime la spécialiste.

Le Dr Nathalie Szapiro-Manoukian explique que « si le régime sans gluten est à la mode, … sur les 5% de personnes qui se croient concernées, seules 1% le sont vraiment ».

Pas de quoi étonner le Pr Christophe Cellier (service de gastro-entérologie à l’Hôpital européen Georges Pompidou) qui remarque que « 20% des diagnostics sont posés après 60 ans, ce qui signifie bien que ces personnes sont passées toute leurs vies à côté du diagnostic ». Le journal précise que « les maladies coeliaques peuvent engendrer des complications : anémie, déminéralisation osseuse, voire d’autres maladies auto-immunes ».

« Après 10 ans de régime sans gluten, le risque accru de cancer a disparu. Pour la déminéralisation osseuse, cela dépend de l’âge auquel la maladie coeliaque a été découverte et prise en charge : comme l’os se constitue jusqu’à l’âge de 20 ans, si le régime sans gluten a débuté après, on bloque la déminéralisation osseuse mais on ne regagne pas d’os », note le Pr Cellier.

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