Les fractures ostéoporotiques

Mise à jour le 24/10/2016, par Cédric - AFLAR

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De nouvelles données révèlent le fardeau de plus en plus important de l’ostéoporose en Europe.
Chaque année, 43 000 personnes meurent des suites de fractures ostéoporotiques ; les rapports indiquent que les systèmes de santé européens ne traitent pas les personnes à risque ; le fardeau et les coûts vont augmenter de façon spectaculaire d’ici à 2025.


Deux rapports multipartites de référence publiés aujourd’hui

Osteoporosis in the European Union et Scorecard for Osteoporosis in Europe décrivent et comparent l’épidémiologie, le fardeau et la prise en charge de l’ostéoporose et des fractures dans la totalité des Etats membres de l’Union Européenne (UE).

Au sein de l’UE, on estime que 22 millions de femmes et 5,5 millions d’hommes souffrent d’ostéoporose donnant lieu à 3,5 millions de nouvelles fractures chaque année.

Les fractures, en particulier de la hanche, peuvent avoir des conséquences dévastatrices, notamment des douleurs intenses, l’invalidité et même la mort prématurée. En 2010, 43 000 hommes et femmes sont décédés des suites de fractures ostéoporotiques.

Le coût direct du traitement des fractures dues à l’ostéoporose

Le coût dans l’UE est estimé à 37 milliards d”euros chaque année. D’importantes inégalités en matière de soin de l’ostéoporose demeurent à travers l’Europe : les services de santé ne sont pas alignés ou n’opèrent pas avec suffisamment d’efficacité pour réduire le risque de fractures dues à l’ostéoporose. En outre, les estimations prédisent une hausse de 22 % (chez les femmes) et de 17 % (chez les hommes) de la population âgée de 50 ans ou plus d’ici à 2025, ce qui serait synonyme d’une augmentation spectaculaire du nombre de fractures ostéoporotiques à l’avenir.

Le professeur John Kanis, président de la Fondation Internationale contre l’0stéoporose (International Osteoporosis Foundation – IOF), a averti que “57 % des individus à haut risque demeurent non diagnostiqués et non traités. Les systèmes de santé européens sont mal équipés pour faire face au fardeau actuel de l’ostéoporose et à l’augmentation attendue du nombre de patients atteints de fractures au cours des prochaines années”.

“La mise en œuvre de systèmes efficaces pour identifier et traiter les individus à haut risque permettrait sur le long terme de sauver des vies, d’améliorer la qualité de vie de la population âgée et d’économiser des milliards d’euros des contribuables en dépenses de santé”, a-t-il ajouté.

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